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dimanche 22 juin 2008

Blackmore's Night "Secret Voyage" (SPV)

Nouvel album du combo moyenâgeux Blackmore’s Night. La reconversion de l’ancienne gloire de Deep Purple s’avère donc très fructueuse puisque Secret Voyage est le septième album de Blackmore’s Night.
Un voyage à travers le temps et l’espace mélangeant habilement sonorités venues de toute l’Europe et des arrangements récents dominés par les guitares électriques de Ritchie Blackmore.
L’album s’ouvre en pleine renaissance avec « God save the keg », un titre qui nous plonge dans les fastes de la cour du roi et qui se clôture par des chœurs profonds et mystiques. Le deuxième morceau constitue sans aucun doute le chef d’œuvre de l’album. « Locked within the crystal ball » constitue un parfait exemple du style Blackmore’s Night. Un morceau long et énergique dans lequel les riffs vengeurs de Ritchie s’agrémentent de chalumeaux et autres cromornes. De plus, on dénotera des enchaînements guitares/voix qui font songer à Mike Oldfield. Un mariage efficace et percutant qui fonctionne à chaque reproduction (« The circle »). A côté de ce style de titre, Blackmore’s Night se complait dans de nombreuses ballades assez mielleuses voire niaises (« Far far away », « Rainbow Eyes »). Pourtant, il faut bien admettre que la voix de Candice Night est très belle, ce qui confère à certaines chansons un charme irrésistible (« Empty words »). Pour autant, on ne comprend pas le grand écart que réalise le groupe sur certains titres comme sur « Can’t help falling in love », sorte de soupe pop FM pour ados prépubères.
On notera aussi des influences slaves avec le très réussi « Toast to tomorrow », un morceau entraînant qui nous emmène sur les rives de la Volga à la rencontre de l’âme russe. Autre titre très réussi, « Peasan’t promise » affirme des influences méditerranéennes que n’aurait pas renié Francesco Banchini. On retrouve dans ce morceau la chaleur de la musique médiévale du bassin méditerranéen si chère au musicien italien.
Ni transcendant, ni raté, Secret Voyage est un bon album de Blackmore’s Night qui satisfera tous les amateurs du groupe.
Gwilbreuf, Juin 2008
Myspace du groupe :http://www.myspace.com/blackmoresnight1

lundi 19 novembre 2007

Blackmore's Night "Paris Moon" (Steamhammer)

Blackmore’s Night sort un somptueux coffret intitulé Paris Moon qui regroupe un dvd live d’un concert donné à Paris à l’Olympia en 2006 et un cd audio qui reprend de nombreux morceaux du live. Parlons tout d’abord de la forme puisque le coffret revêt l’apparence d’un vieux grimoire et devrait obtenir une place de choix sur vos étagères. Sur le cd audio, on retrouve 10 morceaux des 19 présents sur le dvd auquel s’ajoute une version studio de « The village lantern » et la version radio edit du très dispensable « All because of you » tant ce morceau sonne commercial. Intéressons nous désormais au live qui permet de retrouver sur scène les plus grands morceaux du groupe comme l’énergique « Under a violet moon » et le succulent « Fires at midnight » où Ritchie Blackmore, l’ancien membre de Deep Purple nous gratifie d’un long et merveilleux solo de guitare. On regrettera seulement que sur certains morceaux le synthétiseur se substitue aux instruments notamment sur « Play minstrel play ». En revanche, il faut saluer les nombreux morceaux où l’on note l’apparition de vrais instruments notamment sur l’excellentissime « World of stone » où Candice Night joue de la chalemie comme sur le titre « The clock ticks on » où de surcroît, Ritchie nous offre une belle introduction à la vielle à roue et où un couple de sonneurs vient participer à la grandiose conclusion de ce titre. La plupart des morceaux sont très longs et permettent à Ritchie de nous montrer toute sa dextérité à la guitare (« Ariel ») et de sortir pour quelques instants de la musique médiévale en jouant un court extrait de la célèbre musique juive « Havah Nagilah » sur le morceau « Home Again » et en jouant « l’hymne à la joie » de Beethoven après le rappel du public. Ce dernier parait un peu timide en début de concert pour finalement être euphorique lorsque la prestation scénique de Blackmore’s Night s’achève. Il faut dire que Candice Night parle et joue beaucoup avec son public. Certains lui reprocheront d’ailleurs son côté niais avec ses sourires permanents exacerbés mais Blackmore’s Night reste un groupe respectable à la démarche sincère qui a su s’approprier la musique médiévale pour nous en livrer une version totalement différente que celles que proposent des groupes comme Faun ou The moon and the nightspirit. Ce Paris Moon représente un bel objet qui permettra de goûter aux charmes du groupe en live pour les connaisseurs et de découvrir un groupe important de la scène féerique pour les autres.
http://www.myspace.com/blackmoresnight1