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dimanche 20 juillet 2008

Interview de Dieren Dara

Interview réalisé pour le site http://www.khimaira-magazine.com
Dieren Dara est le fruit d’une initiative de Joane Calice (auteure et interprète de l’album) à laquelle s’est jointe Isabelle Lemauff (compositrice de la majorité des morceaux, arrangeur, réalisateur). Un premier album réussi en forme de conte musical nommé Les fableries nous a donné envie d’en savoir plus. Pour cela, nous avons interrogé Joane (et sa complice Isabelle) pour comprendre la genèse du projet et son amour pour les contes.

Khimaira : Alors Joane, où sont passées les légendes oubliées ?

Joane Calice : « Légendes oubliées » est la chanson d’introduction de l’album. C’est un morceau qui fait appel au rêve et à l’imaginaire : n’oublions pas les vieilles légendes. Emerveillons-nous, rêvons, rêvez… bienvenue dans les Fableries. Après ce morceau, l’histoire commence. On entre dans un univers fantastique. La musique prend des aspects de musiques de film. Le morceau « Légendes oubliées » annonce un conte moderne. Où sont passées les légendes ? Pas bien loin. Elles sont toujours là et alimentent les contes modernes.

K : Peux tu te présenter et nous conter ton parcours ?

J.C : Pour faire simple, j’ai fait partie de divers groupes de rock à partir du collège jusqu’à la fac, puis il y a eu LA rencontre. Celle qui chamboule un parcours, une vie. J’ai rencontré Mickey Finn, qui participe d’ailleurs à l’album. Nous avons formé un duo (www.myspace.com/mickeyfinnetjoacoustique ) puis des batteurs nous ont rejoints. Je me suis mise à la basse. Du rock, du blues, des enregistrements, la route et les concerts…puis vint l’envie de faire quelque chose d’un peu différent. Quand j’écoutais la radio, j’étais un peu déçue d’entendre beaucoup de chansons françaises parler du quotidien. Je trouvais ça ennuyeux. J’ai eu envie de fantaisie, de folie, de raconter des trucs incroyables. Je me suis mise à écrire les Fableries.


K : Le marché du conte musical est peu développé ou alors il s’adresse aux enfants, à qui sont destinées les Fableries ?

J.C : Les Fableries ne sont pas destinées qu’aux enfants. Les enfants peuvent être attirés par l’univers fantastique du conte, et les adultes par les allégories qu’il représente. L’originalité des Fableries est que la musique n’est pas une simple comptine qui exclurait, dans ce cas, les adultes. Certes, quelques morceaux sont innocents ou espiègles (Belzébuth et la Lady), mais d’autres sont carrément psyché (Le Monstre à quatre Têtes), rock (Loup y es-tu ?), électro (la reine des neiges), nostalgiques et poétiques (le Vampire). En tout cas, si cet album peut s’adresser aux enfants, il ne les prend pas pour des « neuneus ».

K : Que signifie Dieren Dara et pourquoi ce nom ?

J.C : Les Fableries résultent de l’alchimie d’une rencontre : celle d’une compositrice (Isabelle Lemauff) et d’une parolière (moi-même). Notre collaboration a été extraordinaire et étonnante, chacune permettant à l'autre de s'exprimer parfaitement sans se sentir aliénée ou frustrée dans sa propre création. L’univers est donc vraiment né de nous 2. Puis une troisième personne est venue embellir et enrichir cet univers : Mélie Jouassin, illustratrice.

Isabelle Lemauff : D’une chanson créée il y a quelques années en deuil de paroles et dont le refrain était en "Yaourt" : Dieren Dara, Dieren Dara, Dieren Dara... Il parait que "Dieren" veut dire "Bête" en hollandais et que "Dara" ne veut rien dire du tout (en hollandais toujours!).

K : Quelles places occupent les contes et légendes dans ta vie et est ce que ton enfance fut marquée par ces histoires ?

J.C
: En effet, mon enfance a été bercée par des histoires. Pendant les vacances surtout, tout le monde me racontait une petite histoire avant de dormir. Ma mère, ma grand-mère qui me lisait des livres (et me faisait toujours lire quelques lignes pour « m’entraîner »). Venait ensuite le tour de mon grand-père qui lui, inventait. Son personnage préféré était le « cochon de Monsieur Champarnot » (notre voisin agriculteur, qui avait 2 ou 3 cochons). Il essayait toujours de s’enfuir, ce cochon. Puis venait le tour de mon père. Là, l’histoire était toujours la même : « Un jour, c’était la nuit, et c’est fini ! »
Maintenant, j’ai grandi et je ne m’accroche pas corps et âme à l’envie de voir des lutins dans la forêt (il y a tellement de belles choses dans une forêt, je ne suis pas frustrée !) Je ne me déguise pas en fée. Je ne crois pas que je suis un elfe ou je ne sais quoi. Mais j’ai toujours une certaine tendresse pour les histoires. Je me suis éclatée à raconter toutes ces Fableries, c’était très excitant.


K : Quel est ou quelles sont tes contes et légendes préférées ?

J.C : Contes, légendes, histoires, fables. On y perd son latin. Mon histoire préférée, c’est celle de « Pépin-sur-pattes », de Simone Ratel. C’est une histoire que me lisait ma grand-mère justement. Un p’tit pépin qui veut sortir de son orange pour découvrir le monde. Tant et si bien que des pattes lui poussent. J’adore.
Mon conte préféré est la Reine des Neiges d’Hans Christian Andersen. Une chanson lui est dédiée dans Les Fableries. Cette Reine, chacun la voit comme il veut. Elle peut incarner toute chose qui emmène ceux qu’on aime dans des contrées inconnues où ils se retrouvent éperdument seuls (la drogue, la dépression…).



K : Quelles furent vos sources d’inspiration tant narrativement que musicalement pour les fableries de Dieren Dara ?

J.C : Tout ce qui m’entoure, m’amuse ou me turlupine. « Les Fous », par exemple, est une chanson sur l’exclusion, ceux dont on détourne le regard parce qu’ils sont un peu bizarres. Moi, je suis entourée de gens un peu bizarres, et je n’aime pas qu’on les regarde bizarrement. Je trouve ça bizarre.

Isabelle Lemauff : En ce qui me concerne, je suis partie des histoires fantastiques de Joane bien sûr mais aussi de ce qu'elle avait envie que l'on entende et que l'on perçoive de ses contes, à savoir un univers pas trop infantilisé et un rendu pas trop aseptisé. Ce qui m'a permis d'aller visiter les contrées pop, ou à tendance rock et même flirter avec le "psyché" sans trop me poser de questions. C'est ainsi que les différentes plages musicales et chansons sont parsemées d'ambiances étranges et lourdes parfois mais aussi légères et douces qui au final sied parfaitement à la voix de Joane, en même temps tendre et innocente et rauque et rock...Les inspirations sont multiples et diverses et alternent entre variété et musique de film avec tous ce que le monde de la musique a pu nous offrir jusqu'à maintenant. Une très grande admiration pour Michel Legrand et pour Ennio Morricone en tant que compositeurs et arrangeurs et Gainsbourg, Kate bush, Samson, Mathieu Boogaert et tant d'autres... tous ces artistes qui mêlent étroitement texte, musique, mélodie et arrangement pour un finish très homogène et très personnel et pour cause.

Propos recueillis par Guillaume L'henaff


Le site de Dieren Dara : http://dierendara.free.fr/cariboost1/

jeudi 4 octobre 2007

Interview du groupe ARTESIA

Interview intégrale réalisée pour le numéro 12 du magazine KHIMAIRA



Artesia :
La face cachée de Brocéliande

Artesia est un jeune duo composé d’Agathe et de Gaëlle qui a sorti cette année son deuxième album Chants d’Automne chez Prikosnovénie. Un album très réussi qui explore la face sombre de la forêt de Brocéliande. Agathe a répondu à nos questions sur Artesia, le dernier album et ce que représente la célèbre forêt.

Khimaira : Peux tu nous présenter le groupe Artesia ?

Agathe : Bonjour, nous sommes un duo, Gaëlle (violon) et moi-même (synthé, chant) et nous officions dans le style heavenly atmosphérique. Nos titres sont lents et planants, à base de synthé, violon, chœurs, guitare et percussions. On nous rapproche le plus souvent de groupes tels qu’Arcana, Dark Sanctuary ou encore Dargaard et nos thèmes de prédilection sont la Nature et la féerie tels que nous les ressentons au sein de la forêt de Brocéliande où je vis depuis quelques années. J’ai commencé à écrire des morceaux à la fin de l’année 2001 lorsque j’ai eu mon premier synthé. Je ne savais pas si cela allait aboutir à un véritable résultat mais au fur et à mesure que les titres prenaient forme, j’ai pris tout cela plus au sérieux. Le nom d’Artesia était dans mes pensées depuis quelques temps et je l’ai conservé afin de lui donner vraiment vie. J’ai enregistré seule une première démo L’Eveil de l’âme en juin 2003 mais il s’agissait plus d’un premier essai que d’une production aboutie donc je ne l’ai pas distribuée. Quelques mois plus tard, j’ai demandé à Gaëlle de se joindre à moi pour assurer les parties de violon et c’est à ce moment que le groupe a pris une réelle importance pour moi. Un an plus tard, nous avons enregistré une seconde démo, l’Aube Morne, que nous avons distribué cette fois ci et qui nous a permis de nous faire une petite place au sein de la musique heavenly. Lorsque nous avons eu fini d’enregistrer notre premier album Hilvern, nous avons cherché un label et nous avons signé chez prikosnovénie. Notre deuxième album Chants d’Automne est sorti sur ce même label.


K : L’album « Chants d’Automne » est conçu comme un cycle, il démarre par une « invitation » et finit par l’arrivée de l’hiver, ceci est t il voulu ? Que symbolise selon toi le cycle des saisons et particulièrement l’automne ?

A : Bien sûr, les chansons suivent un ordre établi à l’avance. Nous avons voulu mettre en musique le passage de l’automne à l’hiver, tel qu’il pourrait être ressenti par les différentes créatures qui peuplent la forêt. Il est important pour nous d’avoir un thème assez précis lorsque nous écrivons des titres ; les morceaux doivent s’enchaîner logiquement tant musicalement que textuellement. Le cycle des saisons, malgré les troubles dont nous sommes aujourd’hui témoins, est le symbole de l’éternel recommencement, mais également celui du temps qui passe et nous rapproche chaque jour un peu plus de la fin. Il ne faut pas penser que nous avons une vision pessimiste de la vie humaine, mais nous avons conscience de ce mouvement perpétuel contre lequel personne ne peut lutter. L’automne est plus qu’une saison intermédiaire, elle prépare au long sommeil hivernal. C’est une magnifique saison au niveau des couleurs et de l’éclat particulier du paysage, et c’est celle qui, à notre avis, permet de se livrer à l’introspection nécessaire à laquelle doit se livrer chaque homme lorsqu’il sait sa fin proche. Chaque hiver est une petite mort et l’automne son agonie. Il faut profiter de ces moments de calme où tout semble aller plus lentement pour faire le point sur son existence.


K : Où puises tu ton inspiration pour l’écriture des textes ?

A : Nous voulons permettre à nos auditeurs de voyager avec nous dans des lieux féeriques. Lorsque j’écris des textes pour Artesia, j’essaye de traduire les émotions que nous procurent la nature, les paysages sauvages, la féerie. Tout ceci reste abstrait et concis car je veux que chacun puisse imaginer ce qu’il veut lorsqu’il écoute notre musique, et qu’il ne se sente pas prisonnier d’un thème ou d’un contexte. Les textes ne sont pas le plus importants dans Artesia, c’est l’émotion de la musique qui doit dominer. Je ne pense pas être spécialement inspiré par d’autres groupes ou auteurs pour les paroles mais je pense qu’elles sont facilement compréhensibles et cela nous rapproche de notre public.


K : Comment se déroule le processus de composition au sein d’Artesia ?


A : Pour la plupart des morceaux, nous fonctionnons en « différé », c'est-à-dire que nous n’avons pas réellement un travail de groupe : pas de répétitions, pas de concerts et presque pas de travail ensemble. Je commence par trouver la base des morceaux au synthé, puis je travaille dessus quelques mois afin d’y ajouter les autres instruments comme la guitare, les percussions et de poser mes lignes de chant. J’enregistre tout cela à titre d’essai et je l’envoie à Gaëlle sur cd. Elle peut alors commencer à réfléchir à ce qu’elle veut apporter au violon. Une fois qu’elle est au point, nous enregistrons le tout définitivement chez moi. Par contre, pour le morceau « Entrelacs », il a été composé par Gaëlle et ce n’est que par la suite que nous avons ajoutés guitare et percussions. Nous allons sûrement renouveler cette expérience car il est intéressant d’entendre des morceaux variés. Gaëlle et moi ne venons pas du même milieu musical et nos influences respectives donnent de bons résultats.


K : Que représente pour toi la forêt de Brocéliande ? Que dégage ce lieu pour toi ?


A : La forêt de Brocéliande est un lieu que j’affectionne tout particulièrement et que j’ai la chance de pouvoir contempler et parcourir dès qu’il m’en prend l’envie. D’une part, c’est une très belle forêt, vaste et d’aspect varié selon l’endroit où l’on se trouve : ici, une forêt de pins très claire, là une multitude de hêtres centenaires et majestueux, répandant une inquiétante fraîcheur. On y trouve un certain nombre de mégalithes (l’hostie de Viviane, le tombeau du géant,…). Culturellement, c’est un lieu passionnant pour ceux que l’histoire intéresse. Mais ce qui fait sa particularité, c’est son aura magique, féerique. On peut ressentir que des créatures, autres qu’humaines ou animales l’ont parcourues et y ont laissées une trace. Cela se ressent réellement et chaque recoin en parait plus mystérieux. Les mythes et légendes sont profondément enracinés dans cette région et nous voulons rendre hommage à la forêt par notre travail. C’est un lieu hors du temps et malgré les invasions de touristes, il ne se dénature pas trop. Les petits hameaux perdus restent authentiques, les constructions sont belles et simples et permettent à la légende de survivre plus longtemps.






K : Quels sont vos goûts en littérature, notamment concernant les légendes arthuriennes ?

A : Nous sommes passionnées par le monde médiéval et sa littérature, d’ailleurs Gaëlle, qui poursuit des études de littérature française, spécialisées en littérature médiévale, vient de terminer un mémoire sur un manuscrit du 14ème siècle composé de contes et légendes populaires (lais, fabliaux, dits miracle). Nous lisons principalement les romans de chevalerie tels que ceux de Chrétien de Troyes et nous avons une préférence pour Perlesvaux, le Roman de Merlin et la Quête du Graal.


K : Quels sont tes influences en matière de musique ?

A : Lorsque nous avons commencé, nous étions surtout influencées par des groupes comme Dark Sanctuary, Dargaard, Arcana dont les ambiances mélancoliques et oniriques parlaient à nos âmes. Aujourd’hui, nous essayons de développer notre propre style et de nous rapprocher plus de la bande originale de film. Nous voulons incorporer plus d’éléments celtiques dans nos morceaux et aller plus loin dans nos concepts. Nous sommes ouvertes à la musique médiévale et peut être intégrerons nous des instruments médiévaux dans de prochaines compositions.


K : Quels sont les projets d’Artesia ?

A : Pour l’instant, nous nous occupons de la promotion de notre nouvel album Chants d’Automne, qui a reçu un très bon accueil pour le moment. Nous allons bientôt commencer à travailler sur le prochain album, une fois que nous serons fixées sur le prochain thème à explorer. Nous voulons également continuer d’associer le plus possible l’image au son en travaillant le plus possible sur notre visuel. Je vous rappelle que vous pouvez écouter des extraits de notre nouvel album sur notre myspace (www.myspace.com/artesia1983).


Propos recueillis par Guillaume L’henaff

mercredi 31 janvier 2007

Interview de Martijn du groupe Delain

Un grand merci à Clairon pour son aide précieuse et efficace.

Delain est un projet de métal symphonique orchestré par l’ex-claviériste de Within Temptation, Martijn Westerholt, ce dernier ayant du quitter le groupe en 2001 à cause d’une maladie chronique. Loin de se décourager, le jeune homme se remit à composer dès qu’il fut rétabli. Le fruit de son travail se retrouve dans ce premier album « Lucidity » qui réunit une pléthore d’invités de la scène métal. Nous avons interrogé Martijn pour revenir sur la genèse de ce projet.

Khimaira : Peux tu nous expliquer le choix de nommer ce projet « Delain » ?

Martijn : Cela ne correspond pas vraiment à une idée spécifique. J’ai choisi ce nom en référence au royaume de Delain dans le roman de Stephen King « The eyes of the dragon » (« Les yeux du dragon » en français paru en 1984). Je trouvais que cela correspondait à l’esprit musical de l’album.


K : Dis nous quels furent tes sources d’inspiration pour cet album ?

M : Ma maladie m’a donné beaucoup de motivation. Mes problèmes de santé ont durés 5 ans et j’ai mis à profit cette période pour trouver l’inspiration. De plus, je me suis inspiré des nombreuses musiques que j’ai écoutées durant cette période de convalescence.


K : Comment s’est passée la sélection des musiciens invités sur le projet ?

M : Ma belle sœur, Sharon den Adel (chanteuse de Within Temptation et compagne de Robert Westerholt, le frère de Martijn, qui est lui aussi membre de Within Temptation, ndlr), m’a beaucoup aidé dans ma démarche. Je lui ai parlé de mon projet et elle s’est montrée très intéressée. Elle chante sur un titre de l’album et a apportée sa notoriété au projet. Concernant les autres invités, j’ai contacté les nombreux musiciens que j’apprécie et dont l’esprit convenait au projet que j’avais en tête. J’ai aussi demandé à mes amis néerlandais de me rejoindre. Tout le monde fut ravi de m’aider à bâtir cet album.
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K : Comment s’est passée la phase d’enregistrement ? Réunir tout ce monde a-t-il été difficile ?

M : C’était un enregistrement fascinant qui fut une véritable bouffée d’air frais pour moi. J’ai écrit la musique avec une idée en tête mais durant la phase d’enregistrement des modifications se sont produites en fonction de l’interprétation des différents invités. Le rendu final est encore mieux que ce que j’espérais, les différentes sensibilités de chacun ayant influencés et améliorés le projet. Ce fut vraiment une expérience positive.
Concernant la seconde question, la seule difficulté pour réunir tout le monde fut d’organiser les séances d’enregistrement. En raison de ma maladie, j’avais un emploi du temps flexible et j’ai pu m’adapter aux disponibilités de chacun.



K : Comment vois tu la carrière de Within Temptation aujourd’hui ?

M : Je trouve leur parcours admirable, je suis très content pour eux et pour mon frère. C’est désormais un groupe très connu et je leur souhaite que leur succès continue.


K : Quels sont les prochaines activités et les prochains projets de Delain ?

M : Le projet “Delain” devient un groupe pour pouvoir effectuer une tournée et en vue du l’enregistrement du prochain album. Cette année devrait être très intéressante, je suis très heureux à l’idée de rejouer sur scène.

Propos recueillies par : Claire Pavec & Guillaume L’Hénaff