jeudi 26 avril 2007

Inactive Messiah "Be my drug" (Holy records)

Le groupe hellène Inactive Messiah sort son troisième album intitulé Be my drug. Le groupe a eu la bonne idée de convier le grand chœur d’Athènes et l’orchestre symphonique de Slovaquie à l’enregistrement de cet album, ce qui permet d’enrichir les compositions et de leur donner un côté plus mélodique. Ces invités de marque permettent de renforcer le côté épique et orchestral de ce dark métal. En effet, l’intro symphonique de l’album est tout simplement magnifique réussissant l’alchimie parfaite entre orchestration épique et chœur ténébreux (on ne pourra s’empêché de penser aux intros de Rhapsody). Ensuite, on navigue entre la déception et le conventionnel. Des morceaux comme « Sing » ou « Pain » ne présentent aucune originalité et sont à peine sauvés par des morceaux beaucoup plus intéressants tel que « All your dreams », « Be my drug » ou « Hear me tonight ». La reprise du fameux « Beat It » de Michael Jackson aurait pu être intéressante, hélas hormis une intro magnifique (on serait mauvaise langue, on affirmerait que c’est l’orchestre symphonique qui sauve la plupart des titres) le morceau tombe ensuite dans le ridicule malgré la présence d’Emppu Vuorinen du groupe Nightwish. Même si l’album présente de nombreux morceaux intéressants, on regrettera que tout ceci reste assez conventionnel et ne révolutionne pas le genre. A conseiller uniquement aux fans d’Inactive Messiah.

jeudi 5 avril 2007

News Avril 2007

Nouveauté, j'ai décidé d'annoncer les prochaines réjouissances que vous trouverez sur ce blog. Tout d'abord, vous aurez bientôt la chronique du 2ème album de The moon and the nightspirit, ce groupe hongrois qui avait fait parler de lui avec son premier album de folk médieval teintée de légendes hongroises. Du côté du label Prikosnovénie, nous attendrons avec impatience la mi-avril et 2 sorties et non des moindres. La sortie du nouvel album de Daemonia Nymphe, un groupe qui s'attache à ré-interpréter la musique grecque antique ainsi que la sortie de Fairy World 3, la compilation de référence des amateurs de musiques féeriques qui présente des artistes chevronnés, des artistes en devenir et surtout beaucoup de titres en avant première. A la fin du mois, le nouvel album de Stone age Les totems d'armorique nous donnera l'occasion de voir si ce groupe phare de la période new age n'a rien perdu de sa splendeur. Enfin, si tout se passe bien, nous devrions pouvoir chroniquer Mediavolo, Ataraxia et le best of de Lisa Gerrard (la chanteuse de Dead can dance pour les incultes).
http://www.myspace.com/prikosnovenie (pour découvrir un extrait du prochain Daemonia Nymphe et 2 titres de Fairy World 3)

Khimaira n°10

Il est enfin arrivé !! Voici le numéro 10 de Khimaira qui marque mes débuts dans la presse. Présentons d'abord brièvement Khimaira. Il s'agit d'un magazine dédié aux mondes de l'imaginaire que ça soit à travers la littérature, la bande dessinée, le cinéma, la musique ou les jeux. Chaque trimestre, Khimaira traite de l'actualité et consacre un gros dossier à un univers de l'imaginaire. Ce trimestre, il s'agit de l'Asie fantastique. Vous retrouvez dans ce numéro mon interview de Delain ainsi que mes chroniques de Loreena McKennitt et de Cecile Corbel.
Notons aussi la mise en ligne du nouveau site de Khimaira sur lesquels vous retrouverez toutes mes chroniques musique ainsi que les chroniques de mes collègues et des chroniques en littérature, cinéma,...
http://www.khimaira-magazine.com/khimaira_web/pages/dsp_accueil.htm

Khvarena "The spirit rises" (Projekt)

Khvarena est le fruit d’une collaboration entre l’italien Francesco Banchini et les français Jeanne & Fabrice Lefebvre de Rajna. S’il est inutile de présenter Rajna aux amateurs de musiques féeriques, rappelons que Francesco est connu pour ses albums avec GOR sortis sur le label Prikosnovénie. D’ailleurs, on retrouve dans Khvarena le goût très prononcé de Francesco pour la musique méditerranéenne et en particulier sa partie orientale, une musique à laquelle il a souvent rendu hommage, que ce soit avec GOR ou sur son dernier album Baqshish. L’album intitulé The spirit rises, se présente dans un packaging format DVD, une pochette sobre mais en adéquation avec la tonalité musicale du disque. Réunis par une passion commune pour la musique ethnique et tout particulièrement celle venue du moyen orient, Khvarena dévoile en 11 titres un merveilleux voyage vers les terres orientales, aux confins de l’Europe. Une musique chargée de mysticité mais qui nous ouvre les portes d’un monde inconnu. Utilisant de nombreux instruments traditionnels, la musique soutient parfaitement la voix éthérée de Jeanne et celle plus grave de Francesco sur des chants s’inspirant d’un poète perse du 10ème siècle, Firdausi. Dès le premier morceau « Khvarena », on est saisi par cette musique et cette voix hypnotique nous attirant dans une transe mystique. Au détour de certains morceaux, on pensera à Dead can dance «Sultan» ou à Daemonia Nymphe comme sur la célébration mystique «Taivi»où la musique minimaliste et oppressante fait songer à l’ambiance païenne des grecs. Khvarena vous propose un merveilleux voyage à travers l’espace et le temps, une invitation à se délecter d’un subtil parfum d’orient.

dimanche 1 avril 2007

Hide & Seek "Where turtles sleep" (Cynfeirdd)

Second album pour le duo franco-néerlandais Hide & Seek. Cet album porte le doux nom onirique de Where turtles sleep et présente en 11 titres une diversité appréciable. Au gré de ce voyage, on rencontrera des morceaux cold rock « On the balcony », des morceaux atmosphériques et des morceaux plus folk malgré la teneur mélancolique qui se dégage de la plongée dans ce monde onirique polyglotte. On retiendra l’incroyable « L’armée des arbres » et sa musique de comptine d’enfants sur lesquels viennent se poser des paroles apocalyptique et onirique. L’ambiance est parfois plus atmosphérique comme sur « Ghosts of the swimming pool » ou « Chilhood » où des voix d’enfants sortis d’une cour de récréation viennent égayer la mélancolie de la musique. La diversité de l’album Where turtles sleep promet un grand nombre d’écoutes avant de se lasser même si la mélancolie ambiante n’égayera pas vos jours de ciel gris.

mardi 27 mars 2007

Francesco Banchini "Baqshish" (Felmay)

Actualité chargée pour Francesco Banchini puisqu’en plus de cet album, Baqshish, notre italien a participé au projet Khvarena en collaboration avec les français de Rajna. Francesco nous est surtout connu pour son formidable travail sur le label Prikosnovenie à travers sa collaboration aux projets Love Sessions 1 & 2 et ses albums avec GOR. D’ailleurs, on retrouve sur Baqshish de nombreuses ressemblances avec les albums de GOR notamment Croisades qui est comme Baqshish une descente le long du bassin méditerranéen. Cet album présente donc en 10 titres toute la richesse et la diversité des musiques du bassin méditerranéen. Les influences sont multiples, partant de la musique traditionnelle italienne et surtout napolitaine « Montemarano », nous nous promenons ensuite dans les Balkans, puis continuons notre périple aux confins de l’Orient sur les terres où jadis régnaient les Perses. Entre temps, on aura reconnu au gré des morceaux, de nombreuses influences Yiddish ou du Moyen Orient voire parfois médiévale « Alte clamat epicurus ». La majorité des titres sont très rythmées et entraînants, nous laissant envoûter par une méditerranée métissée presque fantasmée, un univers riche où la musique relie les peuples. Magnifique passerelle entre l’Occident et l’Orient, cet album nous offre, à travers la musique, un magnifique réquisitoire pour la paix et le mélange des cultures.

Omne Datum Optimum "Opus Mago Cabalisticum" (Cynfeirdd)

Troisième et dernier volet pour le projet médiéval Omne Datum Optimum. Signalons tout de suite le magnifique packaging puisqu’il s’agit d’une pochette format 45 tours qui s’ouvre sur plusieurs volets pour dévoiler de sublimes lithographies et d’obscurs textes sur le grand œuvre. Ce court EP de 4 titres intitulé Opus Mago Cabalisticum nous offre une musique médiévale manichéenne où les chœurs liturgiques martiales alternent avec les moments de silence religieux comme sur la plage 3 où la musique s’arrête au bout de 5 minutes 20 pour nous offrir 4 minutes 25 de silence. Le procédé se répétera sur la plage 4. On notera aussi la présence d’une trompette sorti du temps sur le premier morceau « Vers funèbres », créant ainsi un décalage assez envoûtant.