dimanche 1 juillet 2007

Cruachan "The Morrigan's call" (AFM/Underclass)

Cruachan est un groupe particulier puisqu’il propose de mélanger le death/heavy métal à la musique traditionnelle irlandaise. Certes, les groupes de Folk métal sont désormais nombreux mais le mélange que propose Cruachan est moins facile d’accès car il se caractérise par des changements de style assez soudain, passant d’un death métal brutal à un morceau celtique qui sent bon les prairies verdoyantes d’Irlande. Pourtant, le précédent album du groupe Pagan était une véritable réussite. En ce sens, ce nouvel album The Morrigan’s Call s’avère être une légère déception. Certes, on retrouve les ingrédients caractéristiques de Cruachan mais l’originalité fait défaut. Ainsi « Shelob » démarre par un chant guttural très sombre puis fait place aux fiddle et whistles pour une tonalité celtique entraînante mais cela reste du déjà entendu. Avec « The brown bull of Cooley », on commence à prendre plaisir, la musique est entraînante et nous offre un passage folklorique de toute beauté et le chant de Karen parachève le tout, l’alchimie fonctionne. Après l’interlude celtique « Coffin Ships », on appréciera « The great hunger », autre très bon morceau servi de nouveau par la force du chant et du phrasé de Karen Gillian et par une jig merveilleuse endiablée. « The old woman in the woods » est un bon exemple du genre de morceau de Cruachan qui développe un côté agaçant en raison de sa soudaine rapidité. « Ungoliant » est sauvé par un violon mystérieux qui enrichit la composition. En revanche, « The morrigan’s call » est beaucoup trop court, servi par une rythmique imparable, ce chant masculin donne envie de grimper sur son destrier pour parcourir les hautes prairies d’Irlande. « Wolfe Tone » propose une sonorité intéressante, une musique rageuse et lancinante sur lequel Karen donne beaucoup d’énergie. Autre grand moment, la reprise du titre traditionnel irlandais « The very wild rover » a beau être particulière, elle n’en demeure pas moins très festive. Les deux derniers morceaux, plutôt réussis, nous donnent l’occasion une dernière fois de goûter ce métal aux parfums de bouzouki, d’harpe celtique et de whistles. Au final, il serait sévère de dire que l’album est raté, son écoute reste très agréable mais on aurait pu attendre mieux.

samedi 30 juin 2007

Korpiklaani "Tervaskanto" (Napalm records)

Alors qu’on ne s’est pas encore remis du précédent album Tales along this road, Korpiklaani nous livre déjà un nouvel opus intitulé Tervaskanto. La pochette est sublime, comme d’habitude et nous plonge immédiatement dans la magie des légendes finlandaises. Dès le premier titre « Let’s drink », on est saisi par la particularité du son, une musique entraînante à souhait, mélange de Humppa, la musique traditionnelle finlandaise et de métal. La grande force du groupe est d’intégrer avec justesse et efficacité la flûte, le violon, l’accordéon et même le Jouhikko, instrument traditionnelle finlandais d’origine celtique qui se joue avec un archet. Les titres s’enchaînent et la monotonie n’arrive jamais. Les rythmes changent très souvent, les mélodies folkloriques sont magnifiques et une grande cohérence se dégage de l’album. Le chanteur pousse sa voix de Viking avec justesse sur cet enchevêtrement musical incroyable (« Viima », « Liekkiön Isku »). On se met à rêver que nous aussi on court avec les loups sur de longues plaines enneigées en tenue de chaman (« Running with the wolves »). Plus on se rapproche de la fin et plus les mélodies gagnent en intensité comme sur le sublime «Vesiladhen Veräjilla » et sa musique lancinante et mélancolique, un morceau incroyable dans un registre un peu différent du reste du répertoire de Korpiklaani. « Nordic feast » conclue parfaitement cet album, morceau doté d’une certaine dualité, d’un côté un violon nous joue son triste épilogue, de l’autre un morceau folk joyeux qui fera danser sous les chaumières. Voilà, en 11 titres, Korpiklaani nous livre un chef d’œuvre qui va tourner en boucle dans de nombreux lecteurs. On aimerait désormais voir Korpiklaani nous livrer un album folk ou acoustique car je ne dois pas être le seul à penser que dans ce domaine le groupe a du potentiel.
http://www.myspace.com/korpiklaaniofficial

Antrabata "Elephant rêverie" (Prikosnovénie)

Antrabata est la dernière signature en date du label Prikosnovénie. Ce trio parisien nous délivre un trip-hop doux et enivrant qui sent bon le retour de la nature printanière. Amoureux de la nature, Antrabata remercie d’ailleurs le ciel, l’océan, les arbres et les montagnes dans cet album intitulé Elephant rêveries. Un titre qui trahit l’autre grand intérêt du groupe : l’orient et principalement l’Inde. Des influences qui se font sentir sur un titre comme « White Elephant » où une flûte hypnotique et des sitars nous guident vers cette terre sacrée. A la manière du groupe Rajna, Antrabata distille une musique ethnique et colorée où la voix de Femke, enchanteresse et onirique à souhait (« Miss Encyclopedia »), se déplace habilement et en douceur sur les merveilleuses compositions du groupe. Frais et rayonnant, ce premier album est une réussite qui procure une envie d’évasion. D’ailleurs, je ne saurai résister plus longtemps à ce soleil radieux qui s’abat sur mes fenêtres…

mercredi 27 juin 2007

Iced Earth"Overture of the wicked" (SPV)

En prélude à la sortie d’un nouvel album, Iced Earth nous livre un EP de 4 titres intitulé Overture of the wicked. Dans ce genre de sortie, on a toujours une certaine appréhension à découvrir les quelques titres censés nous faire saliver. Permettront t ils d’attendre le prochain album avec impatience ?Les 3 premiers titres sont assez classiques mais cela reste du bon power métal énervé avec des solos de guitares ravageurs comme on les aime. En revanche, le quatrième morceau est sublime, longue pièce épique de huit minutes, « The coming curse » bénéficie d’un final époustouflant porté par des percussions orientales et des voix féminines de toute beauté. Un album à guetter.

Pain "Psalms of extinction" (Roadrunner records)

Pain est un projet métal-electro de Peter Tägtgren, le leader du groupe de death métal suédois Hypocrisy. Il s’agit du cinquième album de Pain, intitulé Psalms of extinction, qui intervient deux ans après le précédent Dancing with dead. Passons tout de suite les paroles de l’album qui, au mieux ne présente pas d’intérêt, au pire sont à prendre au quatorzième degrés (« Bitch »). En revanche, au niveau de la composition, on trouve de nombreux morceaux intéressants. Pain décline des morceaux énervés « Walking on glass » et des morceaux mélodiques « Psalms of extinction » avec la même fougue, se faisant parfois plus posé comme sur « Just think again » et ses 6 minutes 15 de bonheur. On appréciera même une reprise du « Play dead » de Bjork, très réussie et totalement réappropriée. Finalement, sans être transcendant, ce Psalms of Extinction tient la route et ravira les fans.

mardi 26 juin 2007

Ataraxia "Sous le blanc rosier" (Shadowplay records)

Le label ShadowPlay a eu l’excellente idée de retracer sur un double cd intitulé Sous le blanc rosier une partie de l’imposante carrière du groupe Ataraxia. Un « best of » qui arrive en même temps que le dernier album du groupe Kremasta Nera. Les références d’Ataraxia sont multiples, de l’antiquité aux œuvres plus moderne en passant par le Moyen Age, l’univers d’Ataraxia est vaste et riche et ne se fixe pas de frontières. Cette compilation permet de se délecter de morceaux merveilleux où la voix hors du commun de Francesca Nicoli s’impose de tout son talent. Difficile de parler de certains morceaux plus que d’autres au milieu de tout ces joyaux. Citons tout de même les chefs d’œuvres que sont des titres comme « Antinea », « Agharti », « Filava Melis », « Incabala » et surtout « Belle Jolande », morceau d’anthologie qui ne laissera indifférent aucun amateur de musique médiévale. On trouvera aussi 2 morceaux inédits du groupe qui sans être transcendants s’avèrent sympathique. En revanche, les morceaux sont souvent très long et paraîtront pénibles à ceux qui ne supportent pas les changements de registre de la voix de Francesca « Alsicon ». Un album qui montre toute l’importance de ce groupe sur la scène féerique, une carrière bien rempli qui, souhaitons l’eux, n’est pas prêt de s’arrêter.
http://www.ataraxia.net/

lundi 25 juin 2007

News: future pochette d'Omnia

Je ne résiste pas à l'envie de vous dévoiler la pochette du prochain album d'Omnia intitulé Alive. Perso, je crois que je n'ai jamais vu une pochette aussi belle, il faut dire qu'elle a été desinnée par Alan Lee, réputé pour ses dessins du seigneur des anneaux et pour son travail de concepteur visuel sur la célèbre trilogie de Peter Jackson.