Alors que leur précédent album était sorti en mars 2006, les italiens de Elvenking nous gratifient déjà d’un nouvel album intitulé The Scythe, qui constitue le quatrième opus de leur discographie. Sur ces 10 titres, Elvenking s’intéresse à la mort comme le montre la très belle pochette. Les italiens se sont fait connaître avec leur style qui mélange musique folk et power métal, le côté folk étant assuré par le violon d’Elyghane. Sur The Scythe, le violon parait parfois plus en retrait mais connaît tout de même ses moments de gloire (« Lost hill of memories »). Néanmoins l’alchimie fonctionne toujours à merveille et certains morceaux sont très entraînants et disposent d’un refrain accrocheur (« The Scythe », « Poison tears »). Les guitares remplissent leurs rôles et nous livrent des mélodies agressives « Death and the suffering » dignes des grands groupes de power metal. Sur la fin de l’album, la tension diminue avec « The divided heart » et surtout le très réussi « Tottentanz ». Certes, au final, ce n’est sûrement pas le meilleur album de Elvenking mais The Scythe s’avère très réussi.jeudi 6 septembre 2007
Elvenking "The Scythe" (AFM)
Alors que leur précédent album était sorti en mars 2006, les italiens de Elvenking nous gratifient déjà d’un nouvel album intitulé The Scythe, qui constitue le quatrième opus de leur discographie. Sur ces 10 titres, Elvenking s’intéresse à la mort comme le montre la très belle pochette. Les italiens se sont fait connaître avec leur style qui mélange musique folk et power métal, le côté folk étant assuré par le violon d’Elyghane. Sur The Scythe, le violon parait parfois plus en retrait mais connaît tout de même ses moments de gloire (« Lost hill of memories »). Néanmoins l’alchimie fonctionne toujours à merveille et certains morceaux sont très entraînants et disposent d’un refrain accrocheur (« The Scythe », « Poison tears »). Les guitares remplissent leurs rôles et nous livrent des mélodies agressives « Death and the suffering » dignes des grands groupes de power metal. Sur la fin de l’album, la tension diminue avec « The divided heart » et surtout le très réussi « Tottentanz ». Certes, au final, ce n’est sûrement pas le meilleur album de Elvenking mais The Scythe s’avère très réussi.mercredi 5 septembre 2007
Loreena McKennitt "Nights from the Alhambra" (Quinland Road/Keltia musique)
Dire que le premier Dvd live de Loreena McKennitt était attendu est un doux euphémisme tant le retour de la canadienne à l’automne 2006 dernier fut couronné de succès. Après 7 ans d’absence, son album Ancient Muse nous rappela à notre bon souvenir tout le talent de cette chanteuse et multi instrumentiste de génie. Voici donc ce coffret live (1dvd+2cds) intitulé Nights from the Alhambra qui retrace un concert donné en septembre 2006 par Loreena et ses musiciens dans un lieu tout aussi extraordinaire que sa musique, l’Alhambra de Grenade qui constitue un monument majeur de l’architecture musulmane. Le concert a lieu dans la cour intérieure du palais de Charles Quint, un cadre vraiment exceptionnel pour 18 morceaux live splendides. Pas moins de 12 musiciens accompagnent Loreena sur scène, l’occasion d’admirer de nombreux instruments et d'en découvrir quelques uns méconnus comme la Lyra et le Kanoun. Ce live permet à Loreena de naviguer entre les différents morceaux de sa discographie, alternant entre les morceaux intimistes de ses premiers albums où la harpe prédomine et des morceaux plus récents sollicitant l’ensemble des musiciens.Bien sur ce concert donne lieu à quelques expérimentations comme sur la ballade celtique « She moved through the Fair » où la Lyra apporte un son oriental déconcertant.
Loreena McKennitt joue ses plus grands succès tels que « The Mummer’s dance », «All souls night » ou encore « The Bonny Swans » mais on retiendra surtout les versions de « Marco Polo » très orientale qui colle parfaitement à l’atmosphère des lieux et la magnifique version de « Santiago » où le vielliste Nigel Eaton et le violoniste Hugh Marsh s’en donne à cœur joie, sûrement le meilleur morceau du live. Entre certains morceaux, on découvre de superbes vues de l’Alhambra et on peut admirer la finesse de l’architecture musulmane, les nombreuses arabesques, la fameuse cour des lions et la ville de Grenade au pied de l’édifice. Certes, étant donné le cadre, c’est une atmosphère orientale qui se dégage de ce live mais les amateurs se délecteront du très celtique « Huron `beltane`fire dance », véritable invitation à la danse. Une expérience unique et un album sublime qui devrait ravir un public large, de l’amateur de Loreena McKennitt à l’amateur de musiques orientales en passant par l’amateur de musiques world.
http://www.quinlanroad.com/homepage/index.asp
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lundi 3 septembre 2007
Kamelot "Ghost opera" (SPV)
Huitième album studio pour Kamelot qui avec ce Ghost opera nous offre 11 nouveaux titres. L’intro « Solitaire » nous offre la complainte mélancolique d’un violon puis l’on bascule avec « Rule the world » dans le power métal teinté d’incursions symphoniques qui a fait la légende de Kamelot. La voix de Roy Khan est toujours sublime et participe pour beaucoup à la magie du groupe américain. Hormis quelques titres « Ghost opera », le côté power métal est moins affirmé sur cet album. La musique est parfois plus martiale « The human stain » et les lignes de claviers amènent une dose de mystère bienvenue. Comme d’habitude, on retrouve quelques ballades, notamment « Love you to death », sublime morceau où l’on notera la présence féminine d’Amanda Sommerville qui intervient aussi sur le titre « Mourning star ». Concernant les collaborations, précisons que la chanteuse d’Epica, Simone Simons, intervient sur le titre « Blücher ». Sur des titres comme « Silence of the darkness », on retrouve le désespoir qui traîne parfois dans la voix de Khan. L’album se clôture sur le titre « Eden Echo » et son refrain entétant et entraînant. Un album de grande qualité mais qui n’égale pas le sublime Epica, qui reste selon moi le meilleur album à ce jour de Kamelot.Raintime "Flies and Lies" (Replica records)
Deuxième album pour les italiens de Raintime qui continue sur la lancée du premier album. Flies & Lies nous offre un son très mélodique et puissant assorti de deux voix, une « death » et une autre plus « heavy ». Dès le premier titre « Flies &Lies », on découvre le style Raintime, du métal parfois extrême parfois mélodique avec une alternance des voix qui agaçera ou plaira selon les cas. Les refrains sont souvent accrocheurs « Finally me » et les lignes de clavier terriblement efficaces « Rolling changes ».Décidément c’est la mode chez les Métalleux de reprendre le « Beat it » de Michael Jackson. Après les grecs d’Inactive Messiah, c’est donc au tour de Raintime de donner leur version de ce célèbre titre. A quand un album Tribute à Michael Jackson qui rassemblerait la scène métal ? En tout cas, la version des italiens s’avère plus réussi que celle des grecs.
Finalement, la voix « Death » parait parfois déplacé par rapport à la musique que joue Raintime (« Apeiron », « Rainbringer »), peut être que le groupe gagnerait à choisir son camp entre la puissance et la mélodicité mais certains apprécieront cette alchimie. Malgré quelques ratés, Flies & Lies est un bon album qui dépasse son prédécesseur et qui devrait ravir les fans du groupe.
jeudi 23 août 2007
Lisa Gerrard "The silver tree" (Naïve)
Pour son quatrième album, la moitié de Dead Can Dance, à savoir Lisa Gerrard, nous livre un opus sublime, très intimiste. Intitulé The silver tree, Lisa nous étale sa merveilleuse et puissante voix qui fait partie avec celle de Loreena McKennitt, quoique dans un style différent, des plus belle voix de la scène féerique. L’album commence par un chant mélancolique magistral intitulé « In exile » qui ne manquera pas de faire songer à la bande originale du film Gladiator à laquelle Lisa a collaboré avec Hans Zimmer. Le ton se fait ensuite plus martial et plus flou « Shadow hunter ». On devine que Lisa Gerrard va se diriger vers des sentiers plus expérimentaux que d’habitude. Sur « Come tenderness », l’atmosphère se fait plus religieuse avec l’utilisation de nappes planantes pour accompagner la voix de l’australienne. Lisa nous délivre une féerie contemplative « The sea whisperer » par moment mais sait nous faire chavirer vers un monde épuré où le silence joue son rôle « Mirror medusa ». On entame alors une chute vers le néant, une dérive vers une quête intérieure. Le son se fera parfois surprenant comme sur « Space weaver » et ses accents trip hop ou « Towards the tower », un long morceau (10 minutes 22), très expérimental dans sa composition. La fin de l’album est mélancolique « Devotion » puis « The valley of the moon » sonne comme un chant d’adieu qui, espérons l’est, n’en est pas un. En 13 titres, Lisa Gerrard nous démontre qu’elle n’a rien perdu de sa superbe et qu’elle peut encore livrer de fabuleux moments d’émotions.lundi 20 août 2007
3 Inches of blood "Fire up the blades" (Roadrunner records)
Les canadiens du groupe 3 Inches of blood nous livrent leur 3ème album intitulé Fire up the blades chez Roadrunner records. L’occasion pour l’auditeur de plonger dans un univers très « heroic fantasy » inspiré par la mythologie et les légendes qu’affectionne le groupe originaire de Vancouver. Mais pour apprécier 3 Inches of blood, il faut pouvoir apprécier la voix très particulière de Cam Pipes surtout composée de cris aigus. J’avoue avoir du mal avec ce genre de voix. Comme musicalement le groupe n’apporte pas vraiment de grande originalité, inutile de vous cacher que je n’ai pas apprécié cet opus. Certes l’album est très guerrier et épique et donnera sûrement envie aux fans du groupe d’aller massacrer des hordes de créatures ténébreuses mais pour ma part, je n’arrive pas à accrocher au cocktail de 3 Inches of blood. jeudi 2 août 2007
Mediavolo à Brocéliande (Compte rendu)

Le centre de l’imaginaire arthurien organisait une après midi musique des fées le dimanche 22 juillet 2007 avec un concert du groupe Mediavolo. Le centre se trouve au château de Comper dans la forêt de Brocéliande. Un cadre magique dédié aux légendes arthuriennes. Selon la légende, le château de Comper fut bâtie par Merlin pour Viviane, la dame du lac, dont il était éperdument amoureux (ce qui le mènera à sa perte puisque qu’après avoir enseigné sa magie à Viviane, celle-ci utilisera un puissant sortilège pour le retenir prisonnier auprès d’elle éternellement). Le château se trouve donc à côté d’un vaste lac, celui de Viviane où elle éleva notamment Lancelot. Enfin je vais m’arrêter là car je pourrais parler de ces légendes pendant des pages et des pages. Pour patienter jusqu’au concert qui avait lieu à 18h, on pouvait bien évidemment visiter le centre arthurien mais aussi assister à une conférence de Claudine Glot sur les points communs entre les légendes celtiques et les légendes japonaises. Cette conférence a révélé de nombreux points communs entre ces 2 contrées pourtant séparer par des milliers de kilomètres sans qu’on puisse toutefois apporter une explication à ces nombreuses similitudes. Une conférence fort intéressante donc mais à réserver à un public averti et je pense que certains touristes dans la salle ont trouvés le temps long.
A 16h, une attraction destinée à un public bien plus large. Il s’agissait de l’Empluméor Baladin Ozégan un conteur très doué qui nous livra 4 contes assez inégaux. Les 2 premiers étaient vraiment passionnants, très bien racontés et avec une très belle morale. Les 2 seconds furent plus anodins. Le conteur jouait de nombreux instruments médiévaux dont une chiffonie, l’ancêtre de la vieille à roue.
L’heure du concert approche enfin mais là, grosse déception. Alors que le concert devait avoir lieu dans la forêt, en raison d’une météo boudeuse, le concert eût lieu dans la salle des gardes du château. Un cadre cependant sympathique et inhabituel. Le groupe Mediavolo faisait alors son apparition pour un concert intimiste devant environ 80 personnes dont 2/3 de touristes. D’ailleurs, très vite les touristes qui étaient là par hasard s’en allèrent et nous ne restâmes plus qu’entre fans et touristes qui accrochaient à ce genre de musique. Mediavolo présenta en grande majorité son dernier album A secret sound. Après que Géraldine eût annoncé qu’il y aurait de nombreux temps mort pour qu’elle accorde sa harpe celtique qui sortait de chez le luthier, le groupe commença par jouer « Chimera » puis dès le second titre il joua mon titre préféré « Mass Anasthesia ». Géraldine avait prévu de jouer quelques morceaux toute seule à la harpe celtique mais son instrument lui faisait des siennes et la phase d’accordage pris un certain temps (le nombre de cordes étant bien supérieur à celui d’une guitare !!). Le public patient fut récompensé et eut lieu à 3 très beaux morceaux de harpe celtique. Ensuite, Mediavolo joua plusieurs morceaux extraits de leur album Effets personnels qui ne fut jamais publié, ce qui est bien dommage car ces morceaux en français sont somptueux. Le groupe enchaîna ensuite de nouveau des titres de Secret sound. Selon moi, l’intégralité de l’album a été jouée mais je peux me tromper.
En tout cas, Mediavolo nous a offert un très beau concert et la session de rattrapage aura lieu le samedi 29 septembre lors de la nuit des fées organisée par le label Prikosnovénie dans leur fief de Clisson (44).
En tout cas, Mediavolo nous a offert un très beau concert et la session de rattrapage aura lieu le samedi 29 septembre lors de la nuit des fées organisée par le label Prikosnovénie dans leur fief de Clisson (44).
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